23.04.2026
Nadine, tu as d’abord suivi une formation de fleuriste avant de te tourner vers le débitage en ligne. Comment en es-tu venue à ce changement et qu’est-ce qui t’a motivée ?
J’ai d’abord suivi une formation de fleuriste, mais je me suis vite rendu compte que les perspectives professionnelles étaient plutôt difficiles dans ce domaine. C’est pourquoi j’ai décidé de me reconvertir en tant qu’agente technico-commerciale.
En 2011, j’ai commencé chez Meier Logistik, où j’ai travaillé dans le service d’expédition. Plus tard, on m’a proposé de passer au débitage au centre de traitement et de découpe (BUZ). Au fil du temps, mon rôle a évolué vers l’AVOR et aujourd’hui, je travaille au débitage en ligne.

Quelles sont tes tâches quotidiennes dans le cadre de ta fonction à l’AVOR ?
Je traite les commandes qui viennent du service interne et je les prépare de manière à ce qu’elles soient prêtes pour la production. Cela comprend notamment le traitement complet des commandes jusqu’à la validation des machines, l’organisation administrative ainsi que les calculs a posteriori.
Tu as mentionné que la couture est l’une de tes grandes passions. Depuis quand couds-tu et qu’est-ce qui te passionne dans cette activité ?
J’ai commencé à coudre pendant la période du Covid. À l’époque, j’ai hérité de la machine à coudre de ma mère et je cherchais un exutoire créatif pour compenser le quotidien du bureau.
Aujourd’hui, je couds environ 90 % des vêtements de mes enfants et une grande partie de ma propre garde-robe. J'adore créer moi-même vêtements, surtout parce que je peux choisir des tissus haut de gamme et définir ainsi moi-même la qualité. De temps en temps, j'accepte aussi des commandes et je couds pour d'autres personnes.
Tu es également active dans ce qu'on appelle la couture d'essai et la couture de création. En quoi cela consiste-t-il ?
Dans le cadre de la couture d'essai, les créateurs de patrons développent de nouveaux modèles et recherchent des personnes de différentes tailles pour les tester. On examine les tissus avec des négociants et on teste de nouvelles matières. C'est une situation classique où tout le monde est gagnant : on nous fournit les matériaux et, en contrepartie, on donne notre avis.
En plus de la couture, tu es également active au sein de la fanfare « Seifensüder ». Quel est ton rôle ?
J’en fais partie depuis 2020, mais plutôt comme remplaçante ces dernières années parce qu’avec les enfants, les horaires ne jouaient pas toujours. Depuis cette année, je partage cet engagement avec mon mari et nous nous relayons, ce qui fonctionne très bien. Je joue du trombone.
Tu as même siégé au comité. Quelles tâches as-tu assumées ?
J’étais au comité et responsable de l’organisation des masques et des costumes. Cela signifiait que je coordonnais la planification et la mise en œuvre de tous les déguisements.
Si tu pouvais choisir de vivre n'importe où dans le monde, où irais-tu ?
Je dois dire que j'aime beaucoup vivre en Suisse, mais j'aimerais voyager davantage. Avant, je partais souvent, notamment à Hawaï. Une destination qui m'attire particulièrement est la Thaïlande.

Tu t’engages également auprès du « Ferienpass Unteres Aaretal ». Que fais-tu exactement làbas ?
Le « Ferienpass » est un organisme qui propose divers cours et activités pour les enfants pendant les vacances de printemps, du sport au bricolage en passant par des excursions et des visites. Je suis responsable de l’organisation de certains cours ainsi que des tâches administratives. De plus, j’encadre les cours de secourisme au sein du programme.

Lors de notre fête de jubilé, tu as réalisé des tatouages pour les enfants. Est-ce aussi un de tes passe-temps ?
J’ai organisé cela dans le cadre de la Guggenmusik. Nous l’avions déjà fait au cours d’un jubilé précédent. Je me suis formée toute seule: nous travaillons avec un aérographe, que nous utilisons également pendant le carnaval.
Tu jongles entre ton travail, ta famille, la couture et la vie associative. Comment arrives-tu à tout concilier ?
La gestion du temps est essentielle. Une bonne organisation aide énormément. Ce n’est pas toujours facile mais je planifie beaucoup de choses à l’avance et je note systématiquement mes rendez-vous. Et le reste s’organise ensuite de manière flexible entre les deux.

